UNE LIAISON PORNOGRAPHIQUE - Presse

    Les dessous d'une «Liaison pornographique»

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    Le spectateur devient confident

    Marja-Leena Junker s’est attachée à lui donner une vie scénique, non seulement fidèle au propos et à l’atmosphère du scénario initial, mais multipliant ses réalités et ses sous-jacences. Le spectateur, si proche des protagonistes dans le petit théâtre du Centaure, n’est jamais voyeur, il devient leur confident silencieux, proche d’eux physiquement et psychiquement. 

    Grâce à l’imagination aussi savoureuse que pertinente qui a présidé à la transposition scénique, grâce à d’excellentes idées de mise en place, de déplacements, de transition, de visualisation des séquences, le rythme de la représentation est soutenu, allegretto perpetuo! Le spectateur ne cesse de sourire – et l’on sait combien un sourire peut exprimer de réactions, des plus joyeuses aux plus mélancoliques, des plus tendres aux plus empathiques. 

     

    Conspiration

    Une fois de plus, le théâtre prouve qu’il est le résultat d’une belle conspiration, qu’il est à responsabilité partagée: la visualisation, le rythme, le sourire sont dus aussi à la scénographie conçue avec et par Christian Klein (une sorte de divan-lit de cuir dressé contre le mur du fond de scène ou un grand drap surgi des bords du plateau); ils sont dus également à l’atmosphère sonore conçue avec et par Jacques Herbet (la musique dit et souligne en un délicieux mélange de premier et deuxième degrés – ah! le violon langoureux de la révélation amoureuse, la danse guillerette qui caractérise les séances hebdomadaires).

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    Luxemburger Wort / Stéphane Gilbart

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