ONCLE VANIA - Presse

    Si proches de nous
    Un théâtre révélateur de nos conditions humains.

    Myriam Muller et ses comédiens offrent à leurs spectateurs une rencontre d’extrême intensité avec les personnages de l’«Oncle Vania» de Tchekhov; ils les rendent si proches. ... 

    Un redoutable défi

    Mettre en scène Tchekhov est toujours un redoutable défi pour ses metteurs en scène et ses interprètes. Il s’agit de trouver l’exacte mesure de cet univers aux apparences si ténues. Myriam Muller l’a trouvée. 

    Et pourtant considérons ceci: où Tchekhov situe-t-il les épisodes de son récit? Acte I: un jardin. Acte II: la salle à manger. Acte III: un salon. Acte IV: la chambre d’Ivan Petrovitch. Des lieux multiples et contrastés. D’autre part, il faut savoir que Tchekhov, dans le déroulement de ses scènes, installe une sorte de profondeur de champ: au premier plan, ceux qui se cherchent ou s’affrontent; au second plan, ceux qui, étroitement mêlés à ces relations-là, viennent d’en être les protagonistes ou vont le devenir; à l’arrière-plan, les témoins, vieilles nourrices, voisins, relations de toujours.

    Dans sa mise en scène de «La Mouette» au Grand Théâtre, Marja-Leena Junker avait exactement concrétisé cela en jouant sur toute la profondeur du plateau du Studio, et en maintenant ses personnages sur ce plateau pendant toute la représentation. Mais comment y arriver sur la minuscule scène sans dégagement du tout petit Théâtre du Centaure? 

     

    Un problème d'apparence insoluble

    La réponse à ce problème d’apparence insoluble est l’une des clés de la réussite de la mise en scène de Myriam Muller. Avec Christian Klein, son scénographe, elle a installé au fond du plateau une longue banquette posée contre une paroi en bois. Les personnages viennent tous s’y asseoir, ensemble ou à tour de rôle. Et voilà que cette banquette apparaît comme celle d’une salle d’attente. Oui, ces femmes et ces hommes-là ont passé, passent et passeront leur vie à attendre quelque chose qui ne viendra pas.

    Mais ils s’affrontent aussi et sortent alors parfois des limites de la scène pour venir dans la salle, tout près des spectateurs. Cette occupation inaccoutumée de  l’espace public nous les rend physiquement, intensément proches. L’étroitesse du lieu fait aussi que nous les découvrons sans cesse comme dans des gros plans cinématographiques, focalisés sur leurs plus infimes réactions.

    Cette intelligente résolution d’un problème n’en soulevait pas moins immédiatement un autre: pareille proximité exige de chacun une présence sans faille. La moindre rupture de rythme, le moindre flou dans l’interprétation ou l’expression apparaîtraient aussi en gros plan. ...
    Luxemburger Wort / Stéphane Gilbart



    Le fil de la vie, même après l'orage

    Myriam Muller et ses comédiens réussitent une belle plongée dans l'univers de détresse touchant et ironique d'Anton Tchekhov.

    La proximité avec les comédiens sur le petit plateau du Centaure canalise l'attention, concentrée entre autres sur un intérieur couleur beige – la scénographie, de même que les costumes, est signée Christian Klein – qui sous les èclairages de Véronique Claudel, baigne dans une chaude lumière. En face du public, le long banc, recouvrant la largeur de l'espace scénique, comme dans une salle d'attente ou une aire de repos, expose les personnages, cloués au banc, comme à leur destin. Oncle Vania dans la vision de l'équipe du Théâtre du Centaure embarque le public dans un voyage captivant. 
    Le Jeudi / Josée Zeimes



    Oncle Vania – 
    Mise en Scène perfekt gelongen a gutt orchestréiert

    D'Mise en Scène vum Myriam Muller ass perfekt gelongen a gutt orchestréiert. 8 Schauspiller fannen nämlech op der klenger Bühn vum Centaure Plaz ouni, dass et jee ze voll wierkt an de Scénographe Christian Klein bréngt et fäerdeg, déi kléng Bühn sou geschéckt ze adaptéieren, dass eng regelrecht Intimitéit entsteet tëscht de Schauspiller op der Bühn an dem Public, dee ganz direkt un dëser Famillje-Reunioun kann Deel huelen.
    RTL.lu / Annick Goerens

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