CASSÉ - Presse

    Vaudeville réussi


    Les situations extravagantes s’enchaînent, le loufoque rivalise avec le cruel, jusqu’au moment où Frédéric, poussé à bout par sa vie de reclus, arrête le jeu. La metteure en scène, Myriam Muller, qui a élagué le texte dans le but d’une concentration autour de l’important, met en évidence les moments cocasses qui se suivent à un rythme effréné, intégrant les possibilités insoupçonnées au départ de la scénographie sobre – des panneaux clairs alignés, certains constitués de lamelles en élastique – conçue par Christian Klein, qui a créé aussi les costumes. L’absurde est souligné en vue d’accentuer le caractère vaudevillesque, digne de Feydeau, et prend la forme d’un tourbillon infernal.

    Cassé, une féroce satire sociale à rebondissements, bien corsée, jouée plein d’entrain.

    Le Jeudi/Josee Zeimes

     

    « Cassé » par le travail, rattrapé par l’humour


    Des personnages haut en couleur, tous magnifiquement bien interprétés par un casting sans faille, qui n’arrêtent pas d’apparaître et disparaître grâce à un système scénique pertinent avec des murs en lamelles qui réservent quelques belles surprises. Résultat, le spectateur est constamment en alerte, bousculé par la présentation d’une triste réalité socioéconomique, et même amusé par cet incessant va-et-vient, par des textes tranchants et quelques bonnes blagues bien placées. On rit jaune, mais on rit! Beaucoup même! De manière intelligente. Et ça fait du bien.

    Le Quotidien/Pablo Chimienti



    Le placard d'un vaudeville social


    Un vaudeville social sur fond de tragédie sociale! Bravo Rémi de Vos, l’auteur! Tragédie? Licenciements, harcèlements, pertes d’identité, suicides. Vaudeville : les portes claquent, on se cache dans un placard, on ment, on est prisonnier d’une logique qui s’emballe jusqu’à l’absurde. Bravo Myriam Muller, la metteure en scène! Elle insuffle à tout cela un tempo prestissimo agitato dans un environnement scénographique adéquat de Christian Klein: le placard et les vêtements « kitsch-classe ouvrière » ; un mur en lamelles permettant tous les surgissements en lieu et place des portes qui claquent. Bravo aux huit (bonheur) comédiens qui assument-assurent leurs personnages et jouent en équipe soudée. On rit, on se souviendra d’avoir ri, mais en est aussi confrontés, en toute empathie, à une réalité tragique de nos sociétés.

    Luxemburger Wort/Stéphane Gilbart



    Drôlement brisés


    La mise en scène, quant à elle, est de nouveau simple, astucieuse et efficace, comme sait si bien le faire le Centaure. Les murs sont de véritables métaphores de la vie de Christine, solides en apparence mais complètement perméables aux intrusions extérieures, alors que le placard, synonyme de punition, devient un refuge, le seul cocon sûr et hermétique au cœur de cette tempête sociale... 

    D'Letzebuerger Land/Fabien Rodrigues



    Ça casse, mais ça passe

    La mise en scène de Myriam Muller, aidée par les costumes délicieusement archétypiques de Christian Klein, tient parfaitement tout son petit monde et apporte un dynamisme qui renforce l’effet comique. Telle la souplesse exigée dorénavant de tout travailleur consciencieux, les parois du décor tendent des élastiques au rebond garanti dans le mauvais sens. Le mouvement est roi sur le plateau, les déplacements multiples, comme pour faire contrepoint à l’immobilisme social qui atteint les personnages.

    WOXX/Florent Toniello

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